ESPOIR LOINTAIN (1) Roman
D’OÙ VENONS-NOUS ? QUI SOMMES-NOUS ? N’ALLONS-NOUS PAS À NOTRE PERTE ? Y A-T-IL UNE CHANCE D’Y ECHAPPER ? PEUT-ÊTRE, MAIS… SOMMES-NOUS SEULEMENT MAITRES DE NOTRE DESTINÉE ? L’histoire que je vais vous raconter est la votre, la mienne, en bref celle de l’humanité. Elle est aussi celle d’autres créatures, vivant de par l’univers. Voila comment tout a commencé... Il y a très longtemps, dans une galaxie lointaine. Allongé sur le dos N°03 reprenait son calme et ses esprits. Le combat au corps à corps qu’il venait de livrer l’avait meurtri et abîmé. Il observait le ciel étoilé de sa planète et se demandait tout bas : « Y a-t-il seulement une seule chance, que ce je vais envoyer dans l’espace puisse arriver jusqu’à un autre système solaire et s’y développer. La vie existait-elle là-haut ? Y a-t-il des êtres vivants ? Tout cela est-il vraiment utile ? Il se reprit et cessa de se poser des questions. De toutes façons ce n’est pas mon problème. Pour moi seul mon but doit compter. Je suis le soldat ultime N°03 et ma mission est d’envoyer des missiles dans l’espace et de mettre fin à la guerre sur Termer, ma planète. Maintenant il faut que je bouge, mon temps est compté. » Il s’empara de son poignard. D’un doigt il tourna une petite molette qui se trouvait à la base du manche. La lame chauffa jusqu’à devenir rouge. Il l’appliqua sur une de ses plaies qui saignait trop. Elle se cautérisa rapidement. Ensuite il fouilla dans l’une de ses poches, en sortit une petite boite, l’ouvrit et se saisit rapidement de son contenu. Il s’injecta une dose de « Spit », un assortiment d'amphétamines et puis lentement, se remit sur ses jambes en grimaçant. Il jeta furtivement, un dernier regard au chien de guerre qu’il venait de tuer et s’éloigna en titubant. Il savait qu’il en restait encore deux derrière lui. Deux chiens de guerre, des créatures immondes, des bêtes sauvages d’intelligence primaire, crées et entraînées pour tuer. Elles étaient aguerries à toutes les techniques de guerre et programmé pour l’empêcher d’atteindre son but. Depuis deux jours elles le poursuivaient sans relâche. Il avait du ruser pour leurs échapper, brouiller sa trace, leurs tendre des piéges, les emmener dans « l’Overhell », un territoire hostile, où même le soldat endurci qu’il était avait frissonné en y pénétrant. « Overhell » voulait dire, en gros : « au delà de l’enfer ». C’était le nom que les habitants de cette planète avaient donné à ce territoire. Dans la plupart des chaumières, la simple prononciation d’Overhell faisait pleurer les enfants. Ce territoire était fait de marécages, de mangrove et d’îlots de terre allant de quelques mètres carrés à plusieurs kilomètres. Ils étaient recouverts de sables, d’arbres et de buissons inextricables. L’endroit pauvre en végétation était peuplé d’une faune carnassière. La nuit quand une ou plusieurs des trois lunes de Termer étaient pleine, c’est-à-dire toutes les nuits, des centaines de paires d’yeux brillaient de partout. L’atmosphère y était morbide et puante. On entendait des hurlements de faim, de douleur et de mort. Des cris terrifiants retentissaient. On Percevait les couinements des mourants et des soumis, frustrés et faméliques. Les bruits étouffés des poursuites, les os brisés et les rots de bêtes repues glaçaient le sang, peut-être plus que les cris. Le jour, l’Overhell retenait son souffle. Il devenait une jungle déserte, putrescible et humide. Les protagonistes des boucheries nocturnes dormaient, pansaient leurs plaies, rongeaient leur frein ou affûtaient leurs instincts. En plaçant l’entrée d’un complexe appelé «le Centre» dans cette zone, ses créateurs savaient que seul le meilleur de leur cinq soldats ultimes y arriverait et qu’il aurait le temps de semer tout ses poursuivants. N°03 était le meilleur et aussi le dernier soldat ultime. Sur lui seul maintenant reposait tout le projet « U ». Il avait plusieurs fois faillit perdre la vie depuis quarante huit heures mais il avait survécu grâce à une farouche volonté d‘accomplir sa mission ultime. Il avait tué trois chiens de guerre de ses mains, deux autres étaient tombés dans ses pièges. Un petit sourire lui vint aux lèvres quand il pensa au sort qui attendait les deux derniers. Maintenant il trottinait, Il ne sentait plus ses douleurs. Il consulta un GPS accroché à son avant bras, l’appareil indiquait : « POINT 0 > 2000 m SUD, 3 m NORD ». Ragaillardit et transpirant, Il se mit a courir silencieusement, tels un félin dans la nuit Africaine. § Les deux chiens de guerres lancées à la poursuite de N°03 arrivèrent prés de leur semblable gisant à terre. Un des deux le toucha du bout de sa botte et grogna : « Mort ! » À coté de lui le deuxième chien secoua négativement la tête, cracha par terre et renifla bruyamment l’air. Il montra la direction du sud, l’autre acquiesça en grognant. Ils partirent au galop. § N°03 ralentit sa course, puis s’arrêta devant un grand buisson. Il se mit à quatre pattes, puis sur le ventre et rampa dans le fourré touffu. « Le dernier mètre » murmura-t-il. Un peu plus tard, il stoppa sa progression et regarda son GPS. Sur l’écran : « POINT 0 > OK » clignotait. Il se mit à creuser le sol et dégagea rapidement une grosse plaque ronde, en acier. Il posa son front sur le métal froid et pensa très fort à un mot de passe. Une vive douleur dans la tête l’avertit sur la réussite de son action. Il ferma les yeux et attendit quelques instants. Un grand déclic se fit entendre et la plaque se déroba sous lui. Il bascula alors dans un tuyau d’un mètre cinquante de diamètre, plongeant à quarante cinq degrés dans le sol. Il se laissa tombé sans retenue dans ce boyau noir et humide. Il adopta la position fœtale qu’il avait apprit et répété des dizaines de foi à l’entraînement. Il prit rapidement de la vitesse grasse à un torrent d’eau qui s’était formé à l’ouverture de la plaque. Il mordit dans le caoutchouc d’un respirateur autonome, ferma les yeux, puis mit son corps et son esprit en hibernation volontaire. Il s’endormit. Cent cinquante mètres plus bas, il traversa sans s’en apercevoir le premier filtre anti-intrus. Les scanners du system l’analysèrent et le laissèrent continué sa descente dans les entrailles de Termer. Cinq minutes plus tard, il se réveilla et se tint prêt pour l’arriver dans « le centre ». Le tuyau s’interrompit brusquement et N°03 bascula dans le vide. Il tomba en chute libre dans un immense silo. Pour se stabiliser et ralentir un peu sa vitesse, il se mit sur le ventre et étendit ses membres à la manière d’un parachutiste en chute libre. Le sol se rapprochait à grande vitesse, mais il ne s’en souciait guère. Il souriait. Les effets du « Spit » agissaient toujours. Une soufflerie se mit en route, N°03 fut fortement ralentit. À un mètre du sol il se mit à la verticale. Deux secondes plus tard, il toucha le sol de ses pieds et partit en roulade pour absorber le choc de l’atterrissage. « Même pas mort » plaisanta-t-il. Il sortit rapidement du silo, et se retrouva dans un couloir d’une dizaine de mètres. Il se retourna et verrouilla la porte du silo. A la gauche de celle-ci, il actionna un petit levier qui se trouvait sur un mur. Il vint ensuite regardé l’intérieur du silo, au travers d’un petit hublot qui se trouvait sur la porte. Il ne voulait rien rater du spectacle qui allait suivre § Les chiens arrivèrent devant l’entrée du tuyau et s’y engouffrèrent sans s’arrêter. Ils bavaient et grognaient de plaisir. Ils sentaient leur proie depuis quelques mètres et étaient maintenant certains de la rattraper, tant son odeur leur était forte. Cent cinquante mètres plus bas, le premier mutant fut détecté sans s’en rendre compte par Le filtre anti-intrus. Il se fit découper façon « coupe frite » par plusieurs lasers. Les poutrelles de chair et d’os qu’il était devenu continuèrent leur chemin au fil de l’eau. Le deuxième chien évita le même funeste sort de justesse en activant son « voyageur ». Il se transforma en un filin de molécules et passa « ni vu ni tronçonner » à travers le quadrillage mortel. Il reprit sa forme originelle et continua sa descente. Il essaya de s’arrêter mais la pente s’accentuait, il prenait de la vitesse. Il commençait à regretter la précipitation avec laquelle son frère et lui s’étaient jetés dans le tuyau. « On à cru l’avoir, une erreur de soldat » murmura-t’il. Il savait sa situation délicate. Il empoigna ses armes et se prépara à sa sortie du tuyau, il la sentait proche et mouvementé. Il n’eu pas le temps réagir. Dés son arrivé dans le silo, Des flammes bleues de plus de mille quatre cent degrés le saisissent, tandis que deux lasers lui découpèrent illico les bras et les jambes pour l’empêcher d’activer son voyageur. Ce silo salutaire pour N°03, s’était transformé en chambre de combustion pour le dernier des chiens de guerre. La bête immonde lutta quelques secondes puis s’embrasa et se transforme en poussière. N°03 qui n’avait rien raté de la scène fit lentement demi tour et se dirigea vers l’autre extrémité du couloir. Son terminus a lui. Arrivé au bout du couloir, Il ouvrit la seule porte qui s’y trouvait et pénétra une petite pièce. Il se trouvait à présent dans un sas de décontamination. Il verrouilla la porte et appuya sur un bouton poussoir. À même le sol, une trappe d’une quarantaine de centimètre glissa sous le plancher, laissant apparaître un trou sans fin. Il y jeta son arme fétiche, un pistolet à ions à la crosse d’or portant ses initiales : S. U. 03. Il jeta aussi son poignard ainsi que d’autres armes blanches toutes souillées de sang rouge. Il se débarrassa aussi de son armure en kevlar, ainsi que de tous ses habits. Il appuya ensuite sur un poussoir. La trappe se referma et une fumée jaune envahit la pièce. Il se retint de respirer pendant une minute. La fumée disparue aussi rapidement qu’elle était venue. Une autre porte se déverrouilla et s’ouvrit. N°03s’avança dans une pièce un peu plus grande que le sas. Sur sa gauche, il repéra au sol, « le mètre carré peint en rouge », la douche. Il se plaça au centre du carré et attendit. Un bras mécanisé se mit à l’asperger d’un mélange de savon et d’eau très chaude. La séance dura dix minutes. L’appareil tournait autour de lui, La pression du jet se faisait plus forte sur les parties de son corps ayant été exposées aux éléments extérieurs et plus faible sur ses parties fragiles et protégés. La machine le rinça sans ménagement de pression puis s’éteint. Il sorti de la douche et se plaça sous « le portique blanc ». Une soufflerie se mit en route et le sécha en une minute. Il se dirigea ensuite vers « l’armoire bleue ». Il se rappela les mots de son instructeur : « Si vous êtes à moitié crevé en arrivant ici vous vous rappellerez au moins de ça, c’est les couleurs de notre drapeau. Rouge : la douche, blanc : le séchage et bleu : l’armoire avec la combinaison. Important la combinaison, vous s’allez quand même pas vous trimballez à poil dans des installations à ça prix là. Non ? Ils avaient tous répondu, Non ! » N°03 chuchota : « Où sont-ils tous maintenant. Mort ! » Il secoua la tête et revint à ses affaires. Il ouvrit la porte de l’armoire et se saisit d’une combinaison blanche de coton très fin. il l’enfila, se regarda dans une glace accrochée au mur et lança en souriant histoire de se remonter le moral : « Tant qu’a faire, ils auraient du la fabriquer en plastic transparent, j’aurais pas vu la différence. Aller ma poule, en avant pour la fête ». Il quitta la pièce d’un pas alerte. Il entra dans une pièce bleutée, « le laboratoire ». Il prit place dans un grand fauteuil de cuir noir qui trônait au centre de la pièce. Il enfila un casque constellé de capteurs puis s’attacha les chevilles, le torse et le bras droit à l’aide de sangles. Il se planta une perfusion dans le bras droit et plaça son bras gauche sur l’accoudoir du fauteuil. De la paume de sa main gauche il presse sur un bouton rouge en disant : « Après Overhell, Overlife ». Le fauteuil bascula en arrière. Il ferma les yeux et attendit. L’instant d’après, il sentit une brûlure lui saisir le bras. Elle lui monta dans l’épaule et lui traversa le torse jusqu’au coeur. Il toussa et sourit : « La brûlure ultime, nous y voila ». Elle lui monta dans la nuque et envahit sa tête. Il pensa très fort à sa mission, aux cailloux et au gaz rouge. Après une dizaine de secondes, la brûlure repri le même chemin qu’à sa venue, s’attarda dans son bras, puis disparu. Un bip strident l’avertit que tout était O.K. « Mission réussie soldat, t’aura une belle médaille ! » annonça-t-il sur un ton solennel. § A la surface de Termer, Dans un périmètre d’un kilomètre du centre, dix énormes tubes sortirent du sol simultanément. Leur extrémité s’ouvrit complètement. Dix secondes plus tard la terre trembla. Un bruit sourd apparu et enfla crescendo. Dix petites fusées sortirent alors des tubes dans un grand fracas, puis s’élevèrent dans l’atmosphère de Termer. En deux minutes elles furent dans l’espace. A court de carburant les lanceurs ralentirent et éjectèrent chacun cinq olives métalliques grosses comme des arbres. Celles-ci s’allongèrent et se transformèrent en flèches lumineuses. Elles accélèrent et prirent chacune une direction différente. Les flèches d’argent disparurent rapidement dans le vide sidéral. Sur Termer, Les tuyaux vides se mirent à cracher une épaisse fumée rouge. § Au cœur du centre, N°03, Sanglé sur son fauteuil se sentait de mieux en mieux, Il souriait. Plus de brûlures, plus de blessures, plus de fatigue. Sa perfusion était bien en place. Elle lui distillait doucement une substance chimique, bienfaisante et létale. Il Plongea dans ses souvenirs et se remémora sa mission. Il avait été formé pour elle et n’était au fond que l’un des composant du processus. Un pion sur l’échiquier de la vie et de l’univers. Il eu aussi une pensée pour sa femme et sa fille qu’il avait quitté voila deux jours. Elles ne sauraient jamais qui il était en vérité. « Tant mieux, pensa t’il, de toute façon elle ne souffriront pas, et puis c’est notre destin à tous ». Il leurs Avait dit : « Je vais sur Un dépannage ». Il n’avait pas de regrets, de toute façon, tout cela n’avait plus d’importance maintenant. Le centre remonta à la surface de Termer. Les ordinateurs se coupèrent et les lumières s’éteignirent dans le labo. Le soldat ultime N°03 s’enfonça lentement dans un coma sans retour. Au loin, la fumée rouge se disperserai sur la planète et y supprimait toute existence animale et végétale. Lentement la vie quittait Termer. Peut-être pour l’éternité ! !!! Voila, c’est tout ce que j’ai écrit pour le moment Pour ce qui est de la suite, ce sera (si vous en avez envie) le 1 janvier 2008. Le travail qu’il me reste c’est : 150 pages de trame et de notes à classer, puis écrire la suite. L’histoire tient debout (ou assise), mais arriverai-je à bien l’écrire ? ça c’est autre chose Yann


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